Le logiciel doit s’adapter à l’entreprise de déménagement – et non l’inverse
Que doit réellement offrir un logiciel de déménagement moderne ? Pour Dockx Movers, la réponse va bien au-delà de la gestion administrative numérique. La CBD-BKV s’est entretenue avec Sarah Dockx, de Dockx Movers, et Federico Drago, managing director de mymovingpartner, au sujet de la flexibilité, de la simplicité, de l’IA et des raisons pour lesquelles la technologie doit aider les entreprises de déménagement à travailler plus vite – et à décrocher davantage de contrats.
CBD-BKV : Sarah, Dockx Movers travaille avec movingpilot depuis un certain temps déjà. Qu’est-ce qui vous frappe le plus ?
Sarah : Ce que j’apprécie particulièrement, c’est l’état d’esprit commercial de l’entreprise. Le point de départ, c’est notre activité, pas le logiciel.
L’équipe écoute ce dont nous avons réellement besoin et s’efforce de comprendre notre réalité opérationnelle avant de chercher une solution. Si nos besoins ou nos priorités évoluent, elle s’adapte avec nous.
Pour moi, c’est une vraie différence. On a bien plus l’impression de travailler avec des personnes impliquées dans notre entreprise qu’avec un fournisseur de logiciels externe.
CBD-BKV : Federico, Sarah parle beaucoup de flexibilité. Qu’est-ce que cela signifie concrètement dans le logiciel ?
Federico : Cela signifie que le logiciel ne doit pas dicter la manière dont une entreprise de déménagement doit fonctionner.
Nous sommes actifs dans ce secteur depuis douze ans, présents dans cinq pays, et nous travaillons aujourd’hui avec plus de 170 entreprises de déménagement – des petites structures aux très grandes organisations.
Ce que nous avons appris, c’est que les différences sont énormes. Pas seulement entre les entreprises, mais aussi entre les pays.
La tarification en est un bon exemple. En Allemagne, les devis à prix forfaitaire sont très fréquents. En Belgique, nous rencontrons souvent d’autres modèles – par exemple des combinaisons d’équipes, de camions et de tarifs horaires. La Suisse a encore ses propres approches. Les exigences fiscales, les documents et la facturation peuvent également varier.
Nous avons conçu movingpilot pour gérer ces différences. Les entreprises peuvent configurer leurs calculs, leurs devis, leurs documents et une grande partie de leurs processus en fonction de leur manière réelle de travailler.
CBD-BKV : Mais cela ne signifie-t-il pas un nombre énorme de fonctionnalités ?
Federico : Effectivement. Aujourd’hui, movingpilot est une plateforme très complète.
Le défi – et nous y consacrons beaucoup d’efforts – consiste à faire en sorte que toutes ces fonctionnalités paraissent simples.
L’utilisateur ne se soucie pas de la complexité de l’architecture derrière l’écran. Il veut ouvrir le logiciel et comprendre ce qu’il doit faire.
Notre philosophie n’est donc pas de limiter les fonctionnalités pour rendre le logiciel simple. Elle consiste à offrir de nombreuses fonctionnalités sans compliquer l’expérience utilisateur.
Cette distinction est très importante pour nous.
Sarah : Je le constate dans notre collaboration. Le système permet de faire beaucoup de choses, mais lorsque nous discutons d’un besoin, l’équipe cherche toujours une solution pratique plutôt que de compliquer inutilement le processus.
Et si nous avons besoin de quelque chose de nouveau – une fonctionnalité, une adaptation ou une interface –, nous pouvons en discuter.
CBD-BKV : Les clients peuvent donc réellement influencer l’évolution de la plateforme ?
Federico : Absolument. C’est l’un de nos plus grands atouts.
Nous recevons les retours de plus de 170 entreprises de déménagement sur différents marchés. Certaines comptent dix collaborateurs, d’autres sont bien plus grandes. Une entreprise belge nous soumet d’autres défis qu’une entreprise allemande ou suisse.
Nous nous appuyons sur toutes ces connaissances pour améliorer continuellement la plateforme.
Et nos clients profitent de l’expérience des uns et des autres. Si nous voyons qu’un processus fonctionne extrêmement bien en Suisse, nous pouvons discuter de cette approche avec un client belge. Et ce que nous apprenons en Belgique peut influencer le produit ailleurs.
Nous ne voulons pas que toutes les entreprises fonctionnent de la même manière. Mais après douze ans, nous pouvons souvent dire : « Nous avons déjà rencontré ce problème. Voici deux ou trois façons dont d’autres déménageurs performants le résolvent. »
C’est extrêmement précieux.
CBD-BKV : Sarah, que se passe-t-il lorsque vous rencontrez un problème ou que vous avez besoin d’une modification ?
Sarah : La communication est très ouverte et directe.
Si quelque chose ne fonctionne pas comme prévu, nous pouvons en parler franchement. Les questions et les problèmes sont pris au sérieux, et le suivi est fiable.
C’est important pour moi. Il est facile pour un fournisseur de logiciels de dire qu’il est flexible. C’est lorsqu’on a vraiment besoin de quelque chose qu’on voit si c’est réellement le cas.
Chez mymovingpartner, nous sentons un réel intérêt à trouver une solution.
CBD-BKV : Federico, les interfaces semblent prendre de plus en plus d’importance, à mesure que les entreprises utilisent des systèmes plus spécialisés. Comment avez-vous abordé cette question ?
Federico : Les interfaces sont au cœur de notre architecture depuis le début. Nous avons développé movingpilot selon une approche API-first, car nous savions qu’un logiciel de déménagement ne fonctionnerait jamais de manière isolée.
Nos clients se connectent à des logiciels comptables, des prestataires de paiement, des plateformes de leads et bien d’autres applications.
Et là encore, l’expérience internationale compte. En Belgique, par exemple, nous avons développé une intégration Peppol. Dans d’autres pays, les clients ont besoin de connexions totalement différentes.
Pour nous, s’implanter dans un nouveau pays ne consiste pas simplement à traduire movingpilot. Il s’agit de comprendre comment les déménageurs y travaillent et de veiller à ce que la plateforme s’intègre dans cet écosystème.
CBD-BKV : Vous avez beaucoup parlé de l’entreprise de déménagement. Mais qu’en est-il de son client ? Le logiciel a-t-il changé la manière dont les consommateurs souhaitent réserver un déménagement ?
Federico : Énormément. Et je pense que c’est un domaine dans lequel notre secteur dispose encore d’un potentiel considérable.
Les gens sont habitués à des expériences d’achat numériques extrêmement simples. Lorsqu’ils veulent quelque chose, ils attendent une réponse rapide et un moyen simple de finaliser leur achat.
Pourquoi la réservation d’un déménagement devrait-elle être complètement différente ?
Avec movingpilot, le parcours client peut être numérique dès la demande. Les clients peuvent recevoir rapidement des informations, gérer leur inventaire de manière numérique, recevoir et consulter leur devis, choisir des services optionnels et, finalement, réserver en ligne.
Et il ne s’agit pas seulement de confort.
CBD-BKV : Vous voulez dire que cela peut réellement aider l’entreprise de déménagement à vendre davantage ?
Federico : Exactement.
Chaque heure pendant laquelle un client attend un devis et chaque étape inutile dans le processus d’achat lui donnent une occasion supplémentaire d’aller voir ailleurs.
Si vous pouvez répondre plus vite, fournir rapidement un devis professionnel et permettre au client de décider et de réserver très facilement, vous améliorez l’expérience d’achat – et cela peut augmenter votre taux de conversion.
Lorsque nous développons movingpilot, nous nous posons donc toujours deux questions :
Comment faire gagner du temps à l’entreprise de déménagement ? Et comment faciliter l’achat pour son client ?
Pour moi, ces deux aspects vont de pair.
CBD-BKV : Ce qui nous amène à l’IA. Vous semblez particulièrement enthousiaste à ce sujet.
Federico : Tout à fait. Je pense sincèrement que nous entrons dans l’une des périodes les plus passionnantes que notre secteur ait connues.
Nous consacrons actuellement une part importante de notre temps de développement à des projets dédiés à l’IA, car les entreprises de déménagement comptent de nombreux processus répétitifs que la technologie peut désormais traiter autrement.
L’AI Inbox en est déjà un exemple très concret. Une demande arrive par e-mail ; le système peut la lire, identifier les informations pertinentes – coordonnées du client, date du déménagement, adresses, etc. – et créer automatiquement le client et la demande dans movingpilot.
Plus personne ne doit recopier les informations d’un e-mail champ par champ.
Cela signifie moins de travail manuel, un traitement plus rapide et moins d’erreurs d’encodage.
CBD-BKV : Et ensuite ?
Federico : C’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.
Nous travaillons par exemple sur la reconnaissance de meubles par IA à partir de photos et de vidéos. Au lieu d’encoder manuellement chaque objet, la technologie peut aider à transformer des informations visuelles en données de déménagement structurées.
Et nous examinons l’ensemble du processus : où les collaborateurs recopient-ils encore des informations ? Où répètent-ils la même tâche des centaines de fois ? Où un client doit-il attendre inutilement ? Qu’est-ce qui peut se faire automatiquement, en arrière-plan ?
Nous disposons déjà d’une plateforme logicielle très large. L’IA nous donne aujourd’hui la possibilité de connecter et d’automatiser de plus en plus de ces processus.
L’objectif est que les collaborateurs consacrent moins de temps à la gestion administrative d’un déménagement et davantage aux tâches où l’humain apporte une réelle valeur ajoutée.
CBD-BKV : Mais tout le monde parle d’IA. Pourquoi une entreprise de déménagement devrait-elle s’attendre à ce que movingpilot excelle particulièrement dans ce domaine ?
Federico : Parce que maîtriser la technologie n’est qu’une partie de l’équation. Il faut aussi comprendre le problème.
Nous avons douze ans d’expérience dans le secteur du déménagement, des processus structurés dans notre plateforme et les retours de plus de 170 entreprises dans cinq pays.
Nous savons ce qui se passe entre une demande et une réservation. Nous comprenons les différents modèles de calcul, les inventaires, les devis et les flux de travail opérationnels.
En combinant cette connaissance du secteur et ces données structurées avec la technologie d’IA actuelle, on peut développer des solutions très spécifiques pour ce secteur.
C’est ce qui nous motive. Nous ne nous demandons pas : « Où pouvons-nous intégrer l’IA dans notre logiciel ? » Nous nous demandons : « Quelle sera la prochaine partie du travail d’un déménageur que nous pourrons considérablement simplifier ? »
CBD-BKV : Sarah, de votre point de vue, ce développement continu est-il important ?
Sarah : Très important.
Ce que j’apprécie, c’est la vision à long terme. Nous ne parlons pas seulement du problème du moment. Nous discutons aussi de l’orientation de notre entreprise et de la manière dont le logiciel peut évoluer avec nous.
On ne veut pas investir dans un système pour se rendre compte, quelques années plus tard, qu’il est devenu un frein.
Pour nous, le fait que movingpilot continue d’évoluer et que notre avis soit pris au sérieux est un réel avantage.
CBD-BKV : Federico, les entreprises qui utilisent un autre système hésitent peut-être malgré tout à changer. La transition est-elle difficile ?
Federico : Changer de système central n’est évidemment pas une décision que l’on prend tous les lundis matin. Il faut impliquer son équipe et examiner ses processus.
Mais nous avons déjà accompagné la mise en route de nombreuses entreprises de déménagement très différentes, et nous avons mis beaucoup d’énergie à rendre cette transition la plus simple possible.
Le logiciel lui-même est conçu pour être intuitif. Nous proposons des vidéos pas à pas qui expliquent les différents modules, des processus d’onboarding clairs et une équipe support qui réagit rapidement lorsque des questions se posent.
Et comme movingpilot est flexible, le client ne doit pas jeter tout ce qui fonctionne déjà dans son entreprise pour s’adapter à notre système.
Nous pouvons partir de ses processus existants, optimiser là où cela a du sens et aider l’équipe à devenir rapidement opérationnelle.
CBD-BKV : Et sur le plan commercial ? Changer de logiciel peut ressembler à un engagement important.
Federico : C’est pourquoi notre flexibilité ne s’arrête pas au produit.
Nous voulons des prix compétitifs et des formules contractuelles volontairement flexibles.
Je suis convaincu qu’un client doit rester parce qu’il est satisfait du logiciel et de la collaboration – et non parce qu’un contrat l’y oblige.
Si nous créons de la valeur en continu, nous ne devrions pas avoir besoin de retenir nos clients par un contrat.
CBD-BKV : Sarah, si une entreprise de déménagement belge qui utilise actuellement un autre système vous demandait ce que vous appréciez le plus chez movingpilot et dans la collaboration, que lui répondriez-vous ?
Sarah : Pour moi, c’est la combinaison des deux.
Le logiciel est flexible, mais les personnes qui sont derrière le sont aussi. Elles écoutent nos besoins, comprennent la réalité commerciale qui sous-tend nos processus et cherchent des solutions pratiques.
La communication est ouverte, le suivi est fiable et il y a une réelle volonté d’évoluer avec nous.
Et c’est important, car un logiciel ne se choisit pas uniquement pour aujourd’hui. On veut une plateforme et un partenaire capables de continuer à soutenir l’entreprise au fil de son évolution.
CBD-BKV : Federico, tournons-nous vers l’avenir. Où voulez-vous emmener movingpilot à présent ?
Federico : Nous voulons que movingpilot devienne la plateforme sur laquelle une entreprise de déménagement peut gérer, et de plus en plus automatiser, l’ensemble de son processus – sans perdre la flexibilité qui rend son activité unique.
Aujourd’hui, nous couvrons déjà une grande partie de ce parcours. L’IA nous offre désormais des possibilités totalement nouvelles pour le rendre plus rapide et plus simple.
Et c’est ce que j’aime : après douze ans dans ce secteur, il reste encore tant de processus face auxquels nous nous disons : « Pourquoi quelqu’un doit-il encore faire cela manuellement ? »
Si nous pouvons supprimer ce travail, aider une entreprise à répondre plus vite, offrir à ses clients une meilleure expérience d’achat et, au final, l’aider à décrocher davantage de contrats, alors la technologie fait exactement ce qu’elle doit faire.
Voilà ce que nous voulons que movingpilot apporte : moins de travail manuel, des processus plus simples et davantage d’occasions de convaincre le client.
CBD-BKV : Une dernière question. Parmi nos membres, nous comptons également de nombreuses PME qui emploient moins de personnel que Dockx Movers. Votre offre est-elle également intéressante pour elles ?
Federico : Tout à fait, nous comptons de nombreuses petites entreprises parmi nos clients. Notre forfait de démarrage commence à 195 € par mois et comprend un utilisateur. Chaque utilisateur supplémentaire coûte 65 € par mois et l’abonnement peut être résilié à tout moment, sans durée minimale d’engagement.
La formule elle-même peut être testée pendant les six premiers mois sans engagement à long terme. Passé ce délai, seul le forfait principal est soumis à un contrat d’un an.
