Des revenus au-delà du déménagement

Déménager est un beau métier. Vous organisez un moment charnière pour une famille ou une entreprise, ce qui demande de l’expertise, du tact et une organisation rigoureuse. Mais c’est une activité soumise aux aléas du marché : Un été chargé, un marché immobilier à l’arrêt, un client qui reporte : votre chiffre d’affaires suit le marché de près.

Développer une ou plusieurs sources de revenus complémentaires permet de rendre votre entreprise plus résiliente. Et les opportunités sont souvent déjà présentes sur place. « Les entreprises de déménagement ne disposent peut-être pas d’un produit à proprement parlé, mais elles possèdent souvent des bureaux, des entrepôts ou des espaces de stockage. C’est là que se cachent de nombreuses opportunités », explique Isabelle Polet, référente bas carbone et économie circulaire chez UCM, l’organisation des indépendants et PME francophones.

De la prestation ponctuelle au revenu récurrent

La formule classique reste la facturation à l’heure prestée : sans déménagement, il n’y a pas de chiffre d’affaires. Pourtant, certaines activités permettent de générer des revenus récurrents tout au long de l’année.

La location de boxes de stockage en est un bon exemple. Chaque box loué génère un revenu chaque mois. Autres pistes : une boutique en ligne de matériel d’emballage, des services complémentaires tels que l’emballage, le déballage, le nettoyage après déménagement ou encore l’accompagnement administratif des expatriés. Se spécialiser dans une niche bien particulière peut également constituer un levier de différenciation et de croissance.

Transformer les déchets en revenus

A l’instar de VLAIO en Flandre et hub.brussels à Bruxelles, UCM propose différentes formes d’accompagnement pris en charge financièrement par les pouvoirs publics et donc gratuit pour l’entrepreneur. Isabelle a récemment accompagné une société dotée d’un grand site de stockage, où le contenu des boxes abandonnés était systématiquement détruit. « Ces biens peuvent pourtant alimenter une activité de seconde main », explique-t-elle.

La même logique s’applique aux meubles et objets dont les clients souhaitent se défaire lors d’un déménagement . « Dès la phase de l’inventaire, il est possible d’identifier les éléments qui peuvent être réemployés. L’entreprise facture leur collecte, puis organise leur tri et leur redistribution vers des partenaires : ressourceries, plateformes d’occasion, recycleurs ». Une autre piste consiste à mettre aux enchères le contenu des boxes non réclamés. Les entreprises disposant d’espace peuvent même développer un atelier de réparation: le mobilier abîmé ou abandonné est remis en état, puis revendu ou loué.

Réduire les coûts : un levier tout aussi efficace

Outre les nouveaux modèles, traquez les coûts : chaque euro non dépensé renforce votre marge. Adaptez vos conditions tarifaires à l’évolution des coûts du carburant afin de préserver votre rentabilité. « Les investissements écologiques peuvent générer des économies significatives », explique Isabelle. « Une formation à l’éco-conduite permet une conduite plus souple et plus économe. Pour le bâtiment, pensez isolation, éclairage performant et panneaux photovoltaïques. » Côté charges salariales, votre secrétariat social ou commission paritaire vous conseille sur le package salarial et les aides à l’embauche.

areagency
Author: areagency